Écart de salaire femmes-hommes : 14,1 % en 2023, un recul historique mais lent
À périmètre équivalent temps plein, les femmes gagnent en moyenne 14,1 % de moins que les hommes dans le privé, selon la dernière publication de l'INSEE. C'est 0,5 point de moins qu'en 2022, mais le rythme reste très lent.
Un écart qui se réduit, lentement
L'écart de salaire net en équivalent temps plein entre femmes et hommes était de 16,8 % en 2013, 14,6 % en 2022, et 14,1 % en 2023. À ce rythme, l'égalité ne serait atteinte qu'en 2056. Si l'on intègre le temps partiel (beaucoup plus fréquent chez les femmes), l'écart total atteint 23 %.
Trois facteurs principaux
L'écart se décompose en trois effets : (1) effet métier (les femmes occupent davantage des professions moins rémunérées), (2) effet poste (à métier égal, elles atteignent moins souvent les postes à responsabilité), et (3) écart résiduel inexpliqué, qui reste autour de 4 % « toutes choses égales par ailleurs » — donc potentiellement de la discrimination directe.
Les régions les plus égalitaires
C'est en Bretagne et en Nouvelle-Aquitaine que l'écart est le plus faible (12 à 13 %). À l'inverse, en Île-de-France, l'écart grimpe à 17,5 %, surtout parce que les hauts salaires (très masculins) y sont surreprésentés. La Corse, à 11,2 %, est la région la moins inégalitaire.
Index Égapro : 88 % des entreprises au-dessus de 75 / 100
L'index d'égalité professionnelle, obligatoire depuis 2019 pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés, montre une progression continue. 88 % des entreprises publient désormais un score supérieur à 75/100 en 2025, contre 71 % en 2020. Mais 6 % restent sous le seuil de 65, déclenchant des sanctions potentielles.
Sources
- INSEE — Écarts de rémunération entre femmes et hommes 2023
- Ministère du Travail — Index Égapro 2025
- DGAFP — Rapport annuel sur l'état de la fonction publique
- Observatoire des inégalités — Inégalités F/H au travail
Article rédigé à partir de données publiques sous licence ouverte Etalab 2.0 (INSEE, DARES, DGAFP).